
Les chartes de l’eau : un engagement collectif pour la qualité des ressources
Depuis plusieurs années, le SIVOM du Gâtinais et les agriculteurs locaux mènent une démarche commune pour préserver la qualité de l’eau. Cet engagement s’est concrétisé par la signature de plusieurs chartes incitant à limiter l’usage de produits phytosanitaires afin de protéger les captages d’eau potable.
Un projet porté par les agriculteurs et les acteurs du territoire
Les chartes de l’eau sont le fruit d’une concertation entre agriculteurs, élus et services de l’État. Elles formalisent un projet agricole local, construit avec l’appui de la Chambre d’agriculture et validé par les instances compétentes : la Direction départementale des territoires, l’Agence régionale de santé et l’Agence de l’eau. Leur objectif : améliorer la qualité des nappes phréatiques en ajustant les pratiques agricoles, notamment en réduisant l’utilisation de certaines substances présentes dans les herbicides.
Trois chartes signées sur le territoire
- Dollot et Saint-Valérien (2022) : première initiative portée par un groupe de sept agriculteurs, aboutissant à un suivi régulier de la qualité des eaux et à un pilotage concerté avec le SIVOM.
- Vernoy (2023) : engagement renforcé avec une gouvernance locale active et un suivi annuel des actions mises en place.
- Égriselles-le-Bocage (2023) : protection des captages de Brassy Nord, Brassy Sud et Saint-Hubert, avec le soutien des élus et des services de l’État.
Une démarche progressive et évolutive
Chaque charte prévoit un suivi des actions et des résultats obtenus afin d’adapter les pratiques en fonction des évolutions observées. Cette approche collective repose sur l’échange d’expériences et la diffusion de bonnes pratiques au sein du territoire.
Avec ces chartes, le Gâtinais se positionne comme un territoire exemplaire en matière de gestion durable des ressources en eau, en conciliant enjeux agricoles et protection de l’environnement.